Tout doucement les jalons étaient posés pour faire de moi la femme de mon homme. Je l'appelais souvent ainsi, je ne sais pas si c'était tres possessif de ma part, un marquage de terrain?  pas grave il était mon homme et devenait mon homme. De toutes les façons il semblait bien apprécier cette nouvelle appelation, que j'utilisais pourtant rarement, un peu comme souvent pour lui rappeler qu'il est mien. Il m'appelait aussi plus souvent sa reine, ça me touchait vraiment, surtout dans nos moments intimes, quand il me prenait dans ses bras, quand  il était vrai, loin de tous les artifices qu'on porte souvent quand on est devant les gens. Dans ces moments où on fait place à qui on est vraiment. On se met vraiment à nu devant l'autre pendant le rapport sexuel. C'est dans ces moments que ce mot avait plus de sens pour moi, quand il me serrait fort dans ses bras, porté par le plaisir intense qu'on se partageait, me regardant droit dans les yeux et me disait

-je t'aime ma reine 

avant de m'embrasser

        Mireille et moi avions gardé le contact, je me sentais vraiment proche d'elle et appréciais les sages conseils qu'elle me prodiguait. Maman avait réussi à trouver à sa maman un petit boulot de sécrétaie chez une de ses amies qui avait une petite structure à Bafang. Elle avit des notions en sécrétatriat, mais promis de s'améliorer au plus vite. Je savais que ce n'était pas des mots en l'air. Mireille j'en suis sure prenait sa détermination de sa maman. Des femmes battantes, qui malgrè les ailes brulées par les vicissitudes de leurs vies s'en sont fabriqué des ailes artificielles pour les maintenir à un niveau risonnable de vol, ce niveau qui nous permet de rester digne, de ne pas tomber plus bas que terre. La maman de Mireille était vraiment reconnaissante, dans son humilité légendaire, elle ne cessait de dire merci à ma maman, qui au final en était gênée.

- Stp arrête de me dire merci, c'est très normal ce que j'ai fait là. 

         A l'école c'était juste super, j'avais eu mon BTS avec brio, mon oral sur mon stage au Port autonome de Douala a été intense en émotion. Je crois avoir juste transmis mes émotions au jury, ils ont ressenti que c'était mon meilleur stage. Et c'est vrai. Avec tout ce que j'ai vécu pendant cette période là........Je ne savais plus comment m'orienter pour la suite, Matt me proposa de faire une licence en management en attendant de voir. Il pensait que je pouvais venir bosser avec lui dans son entreprise. Bosser avec lui? Non je ne me voyais pas trop bosser dans la même entreprise que mon homme, surtout avec lui en boss. J'aurais tendance à tout mélanger je pense. je ne supporterais pas j'en suis sure qu'il prenne son ton de boss avec moi, j'aurais tendance à aller l'embrasser à tout bout de champ....non ce n'était pas une bonne idée qu'on travaille ensemble, je ne serais pas productive au top. Bref je ne sais pas mais je ne me représentais pas celà. Je le laissai néanmoins avec ce projet de travailler ensemble.

      Maguy avait trouvé un boulot à Douala et l'amour aussi. Je n'avais pas les nouvelles de Valence que je ne voyais plus beaucoup, étant donné que Maguy son amie n'était plus à Bafoussam, donc elle n'avait plus que je sache des raisons de venir à Bafoussam.

        Coralie, ma Coralie était la plus heureuse. Son chéri l'avait rejoint en France. Ils n'étaient pas dans la même ville mais envisageaient de vivre ensemble dès que possible.

       Le temps passait tellement vite et tout semblait être bien dans le meilleur des mondes possibles. Tout semblait être bien.....

      Je discutais avec Mireille, on parlait de tout quand m'est venu à l'idée de lui parler de valence que je trouvais bizarre à mon endroit. Je lui racontai la scéne faite chez Matthieu, celle qui provoqua une petite dispute avec Matthieu.

- Christelle ma puce m'avait dit Mireille.d'après ce que tu me dis, je sens que tu n'as pas eu tort d'avoir des doutes quant à ce que cette fille ressens pour toi. Il ya un malaise certain. Ecoute je te conseillerais de discuter posément de celà avec Matthieu. Si c'est une situaton qui te gêne vraiment il faut mettre les choses au clair

- Quand tu me parles ainsi, je sens Mii que tu as déjà une petite idéé de ce qui se passe

- Non pas vraiment, mais.....

- Ecoute Mii stp pas de langue de bois avec moi. Dis moi franchement ce que tu en penses. Franchement stp

- Ok. Mais sache que celà n'engage que moi ok?

-ok

-Je pense que cette fille est amoureuse de ton chéri ou alors......

-Pardon!!!!? je ne pus cacher mon étonnément et ne la laissa pas finir sa phrase. Excuses moi Mii je ne t'ai pas laissé finir. Tu disais ou alors?

- Non rien. Je pense qu'elle est amoureuse de Matt. Faut ps que tu sois surprise de la sorte, ce sont les réalités de la vie et je t'ai dit que c'est juste une supposition et la seule personne capable de t'éclairer est elle

-Tu penses que Matt puisse être au courant de celà?

- Aucune idée

   Valence amoureuse de Matt? je trouvais que Mireille débloquait un peu. Elle voyait le mal partout elle. Non si Valence m'en a voulu c'est tout simplement parceque j'avais accaparé Maguy sa pote. Nooon elle ne pouvait pas être amoureuse de Matt, elle sait que je suis avec lui. Nooon pas possible. Mireille tu dis n'impote quoi franchement. Non pas Valence. Non ce n'est pas possible.

              J'aimais beaucoup la franchise de Mireille. Souvent on se voile les yeux par peur de voir les choses qui ne nous arrangent pas, parfois on voile les yeux des autres par peur de leur faire voir les choses qui ne les arrangent pas alors que souvent voir ces choses nous permettent de mieux avancer, de savoir où et comment mettre les pieds. Pour Mireille il était toujours mieux de savoir et de s'arranger avec cette vérité même si elle fait mal. Le plus important n'est pas de voir, mais d'être armé pour affronter ce qu'on verra. la réalité est là, il ne sert à rien de se voiler la face mais de travailler à l'affronter. Même si je me refusait de croire à ce que Mireille venait de me dire, même si je me refusais de voir que cette option puisse être une option possible, j'avais quand même envie d'avoir les idées claires là dessus.

       Ce jour là Matthieu m'avait consacré son week-end comme il disait, histoire de profiter de moi vu que son emploi de temps ne nous permettait plus de se voir très souvent. On devait discuter des différentes dates de mariage, il disait être impatient dejà de m'avoir chez nous. J'avais besoin de finir mes études avant de m'installer chez lui. Je comptais faire un master si tout roule. C'est vrai que je me demandais si on s'aimerait toujours une fois qu'on n'aura plus de compte à rendre à personne, une fois qu'on sera chez nous.

         Pour ce week-end là Matt avait vraiment tout orgnisé pour me rendre heureuse. On faisait tout ce que je voulais

-Tu es ma reine donc tes désirs sont des autres

    On est allé au cinéma, cinéma empire, le seul cinéma qui jusqu'ici resistait à la crise de la piraterie des films. Les dvd des films se vendaient deja à vil prix alors que souvent ils n'étaient même pas encore en avant première au cinéma. Le cinéma empire arrivait encore à attirer des foules. Il était devenu un symbole même pour le jeune, c'était in d'aller au cinéma empire. Si j'avais choisi d'aller au cinéma avec Matt, loin de vouloir paraître in, c'était plus le côté romantique de ce lieu qui me motiver. Voir un film en lui tenant la main qu'on caresse de temps en temps, cette pression sur la main qu'on ressent parfois intense, ce desir de s'embrasser qu'on refreine parfois pour faire augmenter l'intensité et qu'on assouvi, bref le cinéma pour moi était le cadre idéal.

     Avant que Matt ne me dépose chez moi, je lui indiquai un chemin pas très fréquenté, encore moins la nuit tombée

-on y sera un peu tranquille pour  parler avant que tu me déposes à la maison

Matt y alla, un peu surpris  quand même.

-De quoi veux-tu parler chérie? Matt venait de garer

- de rien coeur, c'est eu juste envie, trés envie de toi. fis je en le caressant et en cherchant sa bouche pour l'embrasser

-Tu es surprenante de jour en jour et j'aime ça

  Ce fût intense. Dans cette voiture, à essayer de trouver la bonne position, dans le noir sur ce chemin un peu perdu pourtant pas loin des habitations.

 Je sentais que je venais de rendre heureux mon homme avec cette improvisation

-merci cherie fit-il en m'embrassant

on essayait de se rhabiller

-Valence est-elle amoureuse de toi Mboutni?