Je pus parler à Coralie, elle m'appela vite fait pour me dire combien elle était contente pour moi

-Comme j'aurais aimé être là

-Franchement. Je déteste cette distance qui m'éloigne de toi

-Non qui nous sépare. La distance qui nous sépare rectifa Coralie

-Hein!!! la différence c'est quoi non madame la française

-mouf dégage

- Je ne dégage pas. Dis moi la différence aussi comme ça je ne meurs pas bête

-Non hein c'est mon ressenti. Eloigner me fait un peu comme intentionnel, genre c'est toi qui décide de t'éloigner, alors que nous sépare c'est un peu comme subi. on subit la distance qui nous sépare mais ne nous éloigne pas parceque malgrè cette distance notre amour nous raccorde

- yes la go. Tu n'es pas en france pour rien hein. Fis je pour la taquiner. Et puis même qui te dit que ce n'est pas éloigner que je voulais dire? malchance!! tu rectifies mon mot sans même savoir ce que je veux vraiment dire

-Kouni laisse ça. Même si c'est quoi on est connectée ma soeur. 

-Pardon respecte le nom là ok? habille le d'un madame stp. Surtout que bientôt je serai madame Mboutni. Mince j'arrive pas à le croire

- Ca ne m'étonne pas, vous vous aimez, même un aveugle verrait l'amour qui dégouline de vous

-C'est vrai je l'aime beaucoup 

- Et lui aussi t'aime

- Je l'espère pour lui

    Les dossiers de Franc pour la demande de visa n'avait pas encore eu de réponse, Coralie était impatiente. Normal. Il était pour l'instant à Yaoundé avec Christian qui avait trouvé un poste là bas, il y attendait un signe de l'ambassade de France. J'étais tout aussi contente pour elle, j'avais le sentiment fort que la réponse de l'ambassade allait être positive.

      La discussion d'avec Coralie me fit penser que ca serait vraiment cool d'inviter Mireille au toquer à la porte, je ressentis que ca me ferait grand bien de l'avoir à mes côtés à ce moment précis. Fallait que je retrouve le bout de papier sur lequel ele avait noté ses coordonnées.

     Papa et maman proposèrent de me laisser chez Matt, en me disant que c'était mieux de rentrer le lendemain pour ne pas avoir à rentrer tard le soir

- Et aussi faut tout ranger et laisser la maison propre avant de rentrer ajouta maman

   Je sais bien que cette recommandation de maman était très stratégique. Une fille qui va en mariage dans ma région est aussi jugée à sa  façon de tenir la maison, à faire les plats de chez nous, bref elle doit être une parfaite femme si elle tient bien son homme et sa maison. C'est comme ça chez nous. De l'exterieur celà peut s'aparenter aux préjugés sur les femmes, genre la femme c'est le ménage et utre. mais non à y bien voir c'est une sagesse et même un stratégie pour la femme qui en s'occupant bien de ces points forts crée une certaine dépendance chez l'homme qui ne la verra pas comme seulement une personne pour assouvir ses désirs sexuels. c'est un plus et pas des moindres. Mais faut dire que certains hommes profitent bien de cette stratégie et s'érigentt en pacha.Faut pas abuser quand même chers messieur, affaire de tenir le foyer là c'est un partenariat donc vous devez aussi mettre la main à la pate sans penser que vous aidez votre femme en le faisant.

    Maguy et Valence étaient chez Matthieu, lui était sorti faire quelques courses. Mes parents ne mirent pas long, juste le temps je crois de jeter un rapide coup d'oeil pour voir comment vit Matt. Dis moi comment est ta maison et je te dirai qui tu es. Ils ont surement remarqué que c'était un mec rangé. Celà voulait-il forcément dire qu' il est tout aussi rangé dans sa vie? En tout cas l'appartement semblait ravir mes parents.

    Maguy était très contente de me voir, moi aussi d'ailleurs. Valence, toujours bien mise était un peu froide, du moins pas comme d'habitude. c'est vrai on n'est pas proche mais les rares fois que j'ai eu à la voir elle était plus joviale. Je demandai à Maguy tout bas si Valence était malade, Maguy me fit non de la tête

       Bon il ya des jours sans. Mais son humeur ne devait pas nous empêcher nous d'être heureuse. Maguy était aux commandes, on avait juste un petit ménage à faire et décorer un peu la maison, rien de vraiment énorme. Valence nous laissa à la cuisine et alla s'asseoir au salon. Comme moi Maguy semblait ne pas trop bien comprendre son attitude

- Je crois qu'elle ne va pas bien, lançai-je

-c'est bizarre, elle était pourtant normale y a pas longtemps

-Ah il y a des malaises qui arrivent sans crier gare. ou alors c'est moi son malaise? dis-je en éclatant de rire

Maguy se mit aussi à rire

-On peut rire comme ça que c'est vrai hein Maguy éclata de plus bel

    Mais moi mon rire aux dires de Maguy s'estompait doucement. Et si c'étit vraiment moi, que me reprocherait-elle? que je sois venue lui voler l'attention de Maguy?

- Serieux Mag, vas lui demander stp ce qui ne va pas

    J'entendis Matt entrer au moment où Maguy sortait de la cuisine, il demanda en premier à Valence si elle n'allait pas bien. je sortis de la cuisine. Valence était debout à côté de Matt, elle s'était surement levée en le voyant entrer, Maguy pas très loin d'eux. Matt se retourna et me vit

- Ah Christelle tu es là.

  Il semblait surpris, très surpris de me voir ou alors gêné? Il ne se rapprocha pas de moi pour me faire la bise. Maguy lui prit les courses qu'il avait en main et se dirigea vers moi qui était restée scotchée pas loin de la porte de la cuisine

-Tu vois ton chéri tu ne lui sautes pas dans les bras? chuchota-t-elle quand elle arriva à ma hauteur

   Elle a raison, pourquoi j'attends au fait que ce soit lui qui vienne m'embrasser? je vis que Valence lui avait chuchoté un truc. J'avançai vers eux, Valence se retira pour aller à la cuisine vant que je n'arrive vers Matthieu

-J'ai l'impression qu'elle m'en veut dis-je à Matthieu vraiment surprise par le comportement de Valence

-Non chérie me répondit Matthieu en m'embrassant sur la bouche. je crois qu'elle ne va as très bien

      Valence revint au salon avec son sac, suivie de Maguy qui semblait ne rien comprendre

-Matt, stp tu peux me raccompagner à la maison, j'ai  très mal au ventre

  Matt s'empressa de reprendre son trousseau de clé qu'il avait laissé sur la table, comme s'il voulait au plus vite se débarrasser d'elle